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Dahira Moukhaddamatoul Khidma da la Grande mosquee de Touba..................... www.mosqueétouba.org

   

 

 

DES REALITES SUR LE MOURIDISME

 

C’est la traduction quasi-intégrale d’un document préparé le 18 décembre 1987 à la demande de l’Université Al Azhar par Khadim SYLLA et Cheikhouna MBACKE Abdoul Wadoud au nom des étudiants mourides en Egypte

 


C’est la traduction quasi-intégrale d’un document préparé le 18 décembre 1987 à la demande de l’Université Al Azhar par Khadim SYLLA et Cheikhouna MBACKE Abdoul Wadoud au nom des étudiants mourides en Egypt
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 Les débuts du fondateur du Mouridisme:
            Fils de Serigne Momar Anta Saly, Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE Khadimour Rassoul (Serviteur du Prophète) -Paix et Salut sur lui est né à MBacké Baol vers 1270-1271 de l’Hégire      (1853 de l’ère chrétienne).

            Sous l’ombre de son père, il a très tôt mémorisé le Coran et appris les règles de tajwid avant d’apprendre et de maîtriser les autres disciplines relatives à l’exégèse du Coran, à la Sunna, à la jurisprudence et à la langue arabe. Ses maîtres pendant cette période étaient son père, son oncle Serigne MBoussobé, Samba Touklor KA et le cadi Madiakhaté Kala.
             
            Il a eu aussi, dans cette période, à faire des échanges avec des ouléma maures sur différentes questions scientifiques.

            Son père l’a choisi comme assistant et, après la disparition de celui-ci, il lui a succédé dans sa fonction de dirigeant d’une école de grande renommée.
           

La genèse et les soubassements du Mouridisme:
            La vie sociale et religieuse de cette époque était gangrenée par la corruption dans tous les domaines. Les rois avaient dépassé les limites du tolérable dans la tyrannie et l’injustice. De leur côté, la majorité des ouléma et des chefs religieux n’avaient pour souci que l’exploitation des masses au nom de la religion. Quant aux populations, elles étaient tiraillées en toute impuissance entre ces deux catégories.
             
            Devant ces conditions, Cheikh Ahmadou Bamba a eu la conviction qu’il fallait plus que la seule instruction pour réformer la société. Par conséquent, il s’est résolu à utiliser une nouvelle méthode plus efficace qui n’était autre que l’éducation pratique basée sur un savoir sûr.
           

Les objectifs de la réforme et les principes qui la sous-tendent:
            Il apparaît de ce qui précède que les objectifs se résument dans le fait de provoquer dans la société un changement radical qui touche les domaines aussi bien religieux que sociaux conformément aux enseignements de l’Islam.
           
            Quant aux principes, ils sont fondés sur le Coran et la Sunna. Dans son poème intitulé              at- tawbat-un- nasûh (la repentance sincère), Cheikh Ahmadou Bamba évoque les principes                de sa réforme:
                                    J’ai bâti mon obéissance [à Dieu] sur la conformité
                                      au Coran, à la Sunna et au Consensus.
                                      Mon Maître est Dieu, ma religion l’Islam
                                      et mon imâm la Meilleure des créatures.
                                     J’ai accepté l’Islam pour religion,
                                      Mouhammad pour Prophète et Messager,
                                      Son Livre pour guide

 

 

 

C’est la traduction quasi-intégrale d’un document préparé le 18 décembre 1987 à la demande de l’Université Al Azhar par Khadim SYLLA et Cheikhouna MBACKE Abdoul Wadoud au nom des étudiants mourides en Egypte

 

                                       Et la Maison [la Kaaba] pour seule et unique direction.
                                       J’ai accepté le Coran pour compagnon et guide;
                                       c’est en le suivant que j’adore Dieu ma vie durant.
                                                              (...)
                                        Mesimams en fiqh sont Malick l’éminent,
                                        Châf’î, Abou Hanîfa et Ibn Hanbal.

Et dans son ouvrage bidâyat-us- sulûk (le début de l’engagement) il dit:
                                   Je m’engage aujourd’hui à être le serviteur du Messager, l’Elu
                                     et je prie Dieu de m’aider à remplir mon engagement.
                                     Je m’engage devant Dieu à prendre le Livre
                                     en étant au service de l’Elu qui est la porte de la droiture.
                                     C’est en Dieu que je crois, et je me remets à Lui
                                     en étant Son adorateur et le serviteur du Prophète.
                                     C’est en Dieu que je crois et c’est sur le Coran
                                     et la sunna du Messager de Dieu que je fonde mes actions.
                                                                       (...)
                                   Il m’est clairement apparu que l’attachement au Livre
                                   et au hadîth du Messager de Dieu est la droiture.
                                                                       (...)
                                   S’est causé préjudice, celui qui ne s’attache pas
                                   à l’anse la plus solide qui ne se brise jamais [le Coran].

La méthode d’éducation du cheikh:

A partir des principes évoqués plus haut, Cheikh Ahmadou Bamba a mis en place des centres d’éducation et d’enseignement dans différents endroits et les a confiés à ses grands disciples. Parmi ces centres on peut noter ceux de Tûbâ (Touba), Dâru-s- Salâm, Dâru-l- Mannân (Darou Marnane),      Dâr-ul- ‘Alîm-il- Khabîr (NDame), etc.
           
            Dans ces centres, l’adepte recevait un enseignement théorique dans les domaines du tawhîd,du fiqh etdu tasawwuf) auprès d’un maître qui l’engageait en même temps à mettre la théorie en pratique. D’autre part, il y apprenait les métiers manuels sur lesquels reposait la vie d’alors. L’objectif du cheikh était de former des générations qui puissent compter sur elles-mêmes pour leurs besoins religieux et matériels et qui soient de bonne morale, loin des dérives et des bida’ (innovations).
O jeunes! occupez-vous de la droiture et du savoir
et ne vous occupez de rien d’autre.
Occupez-vous de la mémorisation et de la lecture
et évitez les assemblées qui mènent vers la perdition
                                         (tazawwud-us- sigâr = Viatique des jeunes)
Que tout le monde sache
que celui qui va à l’encontre de la vérité sera maudit.
Et la vérité c’est de commencer par le tawhîd
puis le fiqh et ensuite le tasawwuf
En suivant la doctrine de ceux qui suivent la Sunna
et le Consensus; c’est cela la protection.
 (Magâliq-un- nîrân = Les verrous de l’Enfer)
                                   Châtiment à celui qui se penche vers la dérive

                                               ou l’abandon de la Sunna du Prophète.
                                               Quiconque, en matière de religion, ne suit pas le Messager de Dieu
                                               est aveuglé et rencontrera la punition.
                                               Evitez les passions et les innovations
                                               et tâchez à tout moment de suivre la voie du Prophète
 (Al jawhar-un- nafîs = La perle précieuse)

            Son plan de réforme l’a amené aussi à adapter et versifier d’anciens ouvrages que les apprenants de son époque avaient du mal à comprendre pour diverses causes. C’est ainsi qu’il a adapté :
            - Umm-ul- barahîn de l’Imam As sanûsi (théologie) qui est devenu Mawâhib-ul- Quddûs
- Al Akhdarî de l’Imam Al Akhdarî (fiqh) qui est devenu Al jawhar-un- nafîs
- l’essentiel des références du tasawwuf qu’il a résumé dans Masâlik-ul- jinân

  1. l’ouvrage de l’Imam Ad- dalhâjî (morale et bonne conduite) qui est devenu An- Nahj

De même qu’il a composé des livres dont chacun traite les trois parties de la religion              (al- îmân, al- îslâm, al- ihsân). Parmi ceux-ci: Tazawwud-us- sigâr, Tazawwud-ush- shubbân,    Jadbat-us- sigâr. Et le Cheikh a composé en vers la plupart de ses ouvrages pour les rendre plus attirants pour les apprenants de son temps.

 

 

 

 

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